« Nous pouvons avoir ce que nous voulons chez nous, si nous sommes sincèrement déterminés à changer et à travailler »

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Des femmes, des jeunes et des vieux s’organisent au nord du Mali pour changer et gagner en autonomie. Une transition de l’élevage au maraîchage pour mieux vivre de la terre est possible, nous explique Mikail AG SIBDIGA, un des piliers du  Bureau «Jeunesse Imaghrane et développement ». De la pauvreté naît la créativité.

Quel est l’ambition du  Bureau « Jeunesse Imaghrane et développement » et que signifie « Imaghrane » Lire la suite

Une Conférence d’entente nationale débute au Mali ce 27 mars, pour quoi faire ?

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Election Mali

Pourquoi et avec qui devons-nous nous entendre, dans quel intérêt ? Qu’a-t-il été fait en matière de justice pour aboutir à une entente ? Une entente comme la paix ne s’invente pas, ça ne s’improvise pas.

La décision de tenir une conférence nationale est certes salutaire et indispensable. Toute rencontre profite à la réconciliation si celle-ci prend en compte les vraies questions et apporte des réponses justes et exactes aux pourquoi et comment, nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Sans ces conditions, la conférence n’a aucun sens et ne pourra pas atteindre l’objectif de réconciliation au sens propre du mot : renouer des liens. Lire la suite

« Dans l’Azawad et en Libye, tu as une arme pour te protéger ou la vendre pour voyager »

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Ceci est le témoignage d’un réfugié Touareg en France, qui souhaite garder l’anonymat.

Quand as-tu quitté le Mali et pour quelles raisons ?

En 2012, j’ai décidé de quitter le Mali. Le manque de perspectives et la situation sécuritaire m’ont incité à quitter mon pays et à aller tenter ma chance ailleurs. Je suis allé en Algérie, puis en Libye et ensuite j’ai rejoint la France. Avant de partir, je faisais des petits boulots (manutentionnaire, ouvrier, guide touristique…), que j’ai continué à exercer dans ces différents pays . Lire la suite

Libye : sans nationalité, sans passeport, c’est une prison à ciel ouvert pour les Kel-Tamasheq (Touaregs)

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Les Kel-Tamasheq y combattent encore sur tous les fronts : contre l’EI (Etat islamique), contre les milices qui pullulent dans le pays et, récemment, contre les Toubous. Malgré tout, ils ne possèdent ni le passeport ni la nationalité de ce pays pour lequel ils meurent depuis des décennies.Et depuis 2013, sans numéro d’identification pas de salaire, que l’on soit militaire ou fonctionnaire civil.

 «Je ne sais pas à quoi ressemble un passeport. Je suis né et ai grandi en Libye, mais je ne possède aucune nationalité».

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«Le chercheur d’absolu»Théodore Monod, ambiance Tinariwen

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Théodore_Monod_-_Aéroport_d'Atar_(Mauritanie)_-_20_décembre_1998 Crédit photo : Bruno Lecoquierre

Théodore_Monod_Aéroport_d’Atar (Mauritanie) 20 décembre 1998 Crédit photo : Bruno Lecoquierre

Voici deux extraits sonores d’un livre remarquable :« Le chercheur d’absolu » du philosophe, chercheur et humaniste français Théodore Monod.

J’ai eu l’occasion d’habiller en musique et en sons ces passages dans l’émission littéraire de   Richard Gaitet sur la Radio Nova.

« Panier de crabes à scandales »

« Tant que nos gouvernements n’auront pour fil conducteur que le pouvoir rimant avec l’argent et s’agiteront dans leurs paniers de crabes à scandales, le peuple en mal de finalité sera désorienté. »

« Possédés par nos possessions »

« Les silences sont enrichissants, je l’ai appris au contact d’un peuple de culture orale pour qui, la phrase, le poème, le conte, la légende sont des repères de mémoire à caractère sacré.

Le désert nous apprend à nous soustraire des futilités et inutilités… Dans son espace nous sommes à la limite de la survie. Les grandes cités nous submergent de superflus dans tous les domaines, ces boutiques de gadgets, cette marré de nourriture, de vêtements, ces maisons envahies par quantités de meubles et de biblio tout cela incite les gens à posséder, à acheter tout à crédit y compris leurs vacances. »

Pour écouter l’intégrale de l’émission Nova Book Box de la Radio Nova c’est ici

Témoignages de jeunes de Tessalit au nord du Mali

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Centre-ville de Kidal.

Compilation de quelques témoignages anonymes en provenance du nord du Mali. Ici les journalistes sont inexistants, les écoles sont fermées et l’administration en berne. Les jeunes, les vieux, les notables et les représentants des communautés craignent de parler en toute liberté de ce qu’ils vivent.

21 mars 2015

Il vaut mieux faire une fois que d’entendre mille fois… Tout le monde est debout, à travailler, survivre.
Les bruits et la fureur , on ne les entend plus. Pas la peine.

Nous, Touaregs, depuis les coups de crayon des frontières créées par des étrangers, nous vivons dans des territoires qui ont gommé notre culture, notre histoire, notre mode de vie. Lire la suite

Entretien avec Mossa AG KEYNA « Mon objectif est que les Kel-Tamasheq (les Touaregs) obtiennent leur terre »

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Mossa AG KEYNA Crédit photo: Pascale RAMEL

Mossa AG KEYNA Crédit photo: Pascale RAMEL

Je suis Mossa AG KEYNA, artiste musicien du groupe TOUMAST
Peux-tu me dire ce que tu as retenu de ton expérience en tant que combattant durant la rébellion des années 90 au Niger, qu’est-ce qui t’a marqué le plus et que tu as toujours à l’esprit ?
Mes idées n’ont pas changé. Mon objectif est que les Kel-Tamasheq (les Touaregs) obtiennent leur terre, peu importe que ce soit au Mali ou au Niger. L’essentiel que ce soit une terre des Kel-Tamasheq. C’est dans ce but que je me suis engagé dans la rébellion touarègue au Mali en 1990. Mais la guerre, je l’ai faite au Niger. La cause est la même, que ça soit au Mali ou au Niger, pour moi il n’y a pas de différence.

Donc, ta volonté, ta motivation sont toujours les mêmes ?
Oui, ce sont toujours les mêmes, rien n’a changé en moi et je ne perds pas espoir : cela arrivera un jour, d’une façon ou d’une autre. Je suis convaincu qu’un jour les Kel-Tamasheq auront un pays.
Lorsque je suis arrivé en Libye à la base militaire « 2-mars » en 1987, je n’avais que 15 ans. C’est là-bas que j’ai grandi, puis six ans plus tard, j’ai été blessé par balles dans les montagnes et je suis venue en France, grâce à l’aide et à la solidarité de certaines personnes. Les villes, je ne les ai pas connues. Je ne connais que le Ténéré, les montagnes d’Adagh Bous à la frontière avec l’Algérie et la Libye, Khalbaboti du côté de Ménaka et Tigharghar dans la région de Kidal. A cette époque, chaque combattant était le frère de l’autre, qu’il soit du Niger, du Mali ou de la Libye. Lire la suite